Entraînement

« Ces machines surpasseront Messi » : la révélation choc des ingénieurs de Google sur des robots footballeurs entraînés pour dominer le terrain

Les mini-robots de Robotis mesurent 51 cm, pèsent 3,5 kg et sont entièrement autonomes.

Emile Faucher
« Ces machines surpasseront Messi » : la révélation choc des ingénieurs de Google sur des robots footballeurs entraînés pour dominer le terrain
Illustration de mini-robots autonomes jouant au football, entraînés par intelligence artificielle.
EN BREF
  • Entraînés par Google Deepmind, ils utilisent l’apprentissage par renforcement pour améliorer leurs compétences.
  • Cette méthode permet aux robots de découvrir des mouvements inattendus et efficaces par essai-erreur.
  • Bien que performants en simulation, leurs performances réelles montrent une légère diminution d’efficacité.

Dans le domaine de la robotique, le football devient un terrain d’expérimentation fascinant. Grâce à des avancées technologiques significatives, des mini-robots de la société Robotis, mesurant seulement cinquante et un centimètres, démontrent des compétences footballistiques surprenantes. Ces machines, équipées de 20 articulations, sont entièrement autonomes. Elles ont été entraînées par l’équipe de Google Deepmind à l’aide de l’apprentissage par renforcement, un processus qui leur permet de s’améliorer par essai-erreur. Cette méthode innovante bouleverse les approches classiques de la programmation robotique et promet des performances étonnantes, bien qu’elle nécessite un temps d’apprentissage conséquent.

La méthode de l’apprentissage par renforcement

L’apprentissage par renforcement est une approche qui permet aux machines d’apprendre par elles-mêmes, en se basant sur un système de récompenses. Contrairement aux méthodes traditionnelles, aucune instruction spécifique n’est donnée à l’algorithme. Tout repose sur la capacité du robot à essayer différentes actions et à en tirer des leçons. Ce processus implique beaucoup d’erreurs initiales, mais chaque mouvement réussi est récompensé, renforçant ainsi ce comportement. Les chercheurs ont observé que cette méthode permet aux robots de découvrir des techniques souvent inattendues et efficaces, que les programmateurs n’auraient peut-être pas envisagées. Toutefois, cet apprentissage n’est pas rapide. Les algorithmes doivent passer par de nombreuses itérations pour maîtriser des actions, telles que se relever ou tirer, nécessitant des phases d’entraînement spécifiques pour chaque compétence.

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Simulation et réalité : un passage délicat

Avant de mettre les robots à l’épreuve dans le monde réel, ces derniers sont d’abord entraînés dans des environnements simulés. Cette phase de simulation est cruciale car elle limite les risques de dommages physiques lors des essais réels. Les robots, animés par des algorithmes, interagissent dans un terrain virtuel où chaque mouvement est analysé et ajusté. Une fois cette phase terminée, l’algorithme est intégré aux robots physiques de Robotis, équipés de systèmes de capture de mouvements sophistiqués. Cependant, le transfert de la simulation à la réalité n’est pas sans défis. Par exemple, une action réussie à 70 % en simulation peut voir son efficacité réduite à 58 % en conditions réelles. Malgré cette diminution, les robots démontrent souvent des performances supérieures à celles de robots préprogrammés, ce qui illustre la puissance de l’apprentissage par renforcement.

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Critère Robots préprogrammés Robots entraînés par renforcement
Vitesse de marche 100 % 181 %
Changement de direction 100 % 302 %
Temps de relevage après chute 100 % 63 % de réduction
Vitesse de frappe du ballon 100 % 134 %

Les défis de l’expansion à plus grande échelle

Bien que les résultats soient prometteurs, le projet OP3 Soccer présente des limitations. La technologie actuelle, efficace pour de petits robots, pourrait rencontrer des obstacles avec des machines plus grandes. La vision par caméra infrarouge, par exemple, pose des défis. Les marqueurs infrarouges utilisés pour suivre la balle peuvent être masqués selon les angles, limitant ainsi la précision de la capture de mouvement. De plus, l’intégration d’une approche basée sur des données pourrait améliorer l’efficacité des robots, surtout dans la transition entre simulation et réalité. Cette combinaison potentielle pourrait ouvrir la voie à des applications plus larges et à une gamme de robots de tailles variées.

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Perspectives futures et implications

L’apprentissage par renforcement appliqué à la robotique ouvre des perspectives fascinantes pour l’avenir. En permettant aux machines d’apprendre de manière autonome, cette méthode pourrait transformer non seulement le monde du sport, mais également de nombreux secteurs industriels où la flexibilité et l’adaptation sont essentielles. Les robots pourraient bientôt dépasser les capacités humaines dans des tâches complexes, redéfinissant ainsi notre compréhension de l’autonomie technologique. Tandis que ces avancées suscitent l’enthousiasme, elles soulèvent également des questions éthiques et pratiques quant à l’intégration de robots plus sophistiqués dans nos sociétés. Quel sera l’impact de ces innovations sur notre quotidien et comment pouvons-nous nous préparer à ces changements ?

Cet article s’appuie sur des sources vérifiées et l’assistance de technologies éditoriales.

Signé par

Emile Faucher

Ancien secrétaire de rédaction en presse quotidienne régionale, Emile Faucher a passé une vingtaine d'années à relire les pages sport des autres avant d'écrire les siennes. Il suit la Ligue 1, les effectifs des clubs et tout ce qui touche aux stades : rénovations, jauges, conventions avec les collectivités.

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